Expositions passées  

Adoka Niitsu

 

« A A' A'' Andromeda »

 

 

Exposition du 29 novembre au 22 décembre 2018

 

Vernissage mercredi 5 décembre

de 18h à 20h

Prolongation de l'exposition jusqu'au mardi 22 janvier 2019

Adoka Niitsu, "Le Piaffer # lrpgo",

Acrylique, stylo, crayon, crayon de pastel sur la lithographie imprimée, 63 x 91 cm, 2015

Pour ses créations, l’artiste japonaise Adoka Niitsu trouve l’inspiration dans des thématiques liées à la condition humaine, en particulier l’emprise des technologies sur la communication. Ses recherches ont été consacrées à l’histoire de la transmission des images. En mêlant diverses techniques et en employant des matériaux naturels, elle redéfinit la position des médias analogiques à l'âge de la reproduction digitale. 

 

L'exposition « A A' A'' Andromeda » est composée de ses séries de dessins et peintures abstraites ainsi que d’une sculpture en calcaire, de la forme d’un smartphone.

 

Les pierres ont été collectées par l’artiste en personne dans la région de Solnhofen en Allemagne, connue pour ses carrières de calcaire, roche utilisée pour les impressions lithographiques. Elles comportent des fossiles qui peuvent être considérés comme des médias apparus avant l’être humain et destinés à lui montrer ce qu’était la vie sur terre. 

 

L'invention de la lithographie a rendu possible l’impression couleur, à grande échelle. Cela fascina les créateurs du XVIIIème siècle et ouvrît de nouveaux champs : de l’art appliqué à l’ère du multiple, jusqu’à la publicité et aux campagnes politiques. L'affiche comme espace public dans la ville a stimulé les modes de vie et a favorisé la modernité grâce au pouvoir de l'image. Cette technologie constitue aussi la base de l'impression offset d'aujourd'hui. Également adoptée dans le domaine des micro-puces à semi-conducteur qui équipent ordinateurs et smartphones, elle est alors appelée « Photolithographie » (combinant un procédé photomécanique à la méthode lithographique).

 

La sculpture en forme de smartphone appelée "Distance # M31" présente l’image d’une galaxie extraite d’une série rassemblant les premières photos qui aient jamais été prises d’Andromède, entre 1887 et 1895 par Isaac Roberts.

 

Les dessins et peintures d’Adoka Niitsu gardent les traces d’une accumulation des mouvements obsessionnels de la main de cette artiste et invitent à imaginer la nature et l’univers, à la fois dans leurs dimensions microscopiques et macroscopiques. Dialoguant ici avec une perception de la distance qui sépare la terre de la galaxie Andromède (2 années-lumière et demi), ses œuvres interrogent les étapes de l’invention des médias afin de considérer la place de la technologie dans le futur et depuis l’origine.

ADOKA NIITSU

Adoka Niitsu est née en 1975 à la préfecture de Yamanashi au Japon.

Diplômée du Bachelor of Fine Arts (B.F.A) au Département de Science de l'Art de l’université d’art et de design de Joshibi ainsi que du Département multimédia de l’Académie Internationale des Arts, Nouveaux Médias et Sciences (IAMAS) au Japon. Elle a été sélectionnée en tant que lauréate du “Joshibi Paris Prize" de la Fumiko Ōmura Fondation par le Dr Satoshi Ōmura (biochimiste, prix nobel). Elle a effectué une résidence artistique à la Cité Internationale des Arts à Paris, France (2007-2008).

Elle a également été récompensée par le programme d’études pour artistes à l’étranger initié par le gouvernement japonais afin de mener ses recherches sur les médias et les matériaux à Séoul en Corée du sud (2008-2009).

Depuis 2010, elle vit et travaille à Paris. Bénéficiant de l’accompagnement artistique de la Fondation Ōki (du nom d'un maître du célèbre Hiroshige, à l'époque d'Edo), elle a initié un projet lithographique au studio d’impression IDEM PARIS à Montparnasse. Elle a exposé dans de nombreux lieux internationaux.

En 2016, sa série de dessins "Le Piaffer" a été utilisée en tant que décor de l’opéra contemporain "AMOK", présenté à Opéra de Reims (France) et au Théâtre populaire romand (Suisse). Récemment, elle a participé une exposition collective à la Gallerie delle Prigioni (un nouvel espace dédié à l’art, sous le patronage de la Fondation Benetton) à Trévise en Italie. Elle a aussi conçu une petite création in situ pour « Swisshouse XXXII Rossa », un projet de l’artiste conceptuel français Daniel Buren et de l’architecte suisse Davide Macullo à Rossa en Suisse.

 

 

GALERIE YOSHII PARIS

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